Le heat damage : une année plus-tard …

 

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« Oh attends ! ça sent la fumée, je vais voir ce que c’est avant que ce ne soit trop grave.»

Moi *un peu embarrassée*: non, t’inquiètes! Ce sont mes cheveux; ils sentent comme ça depuis mon passage au salon de coiffure pour un brushing.

 

Et oui les filles! C’était aussi grave que ça.

Je me rappel encore de ce fameux jour où après m’être lavé les cheveux je ne retrouvais plus mes boucles. Pourtant, celles-ci étaient presque mon unique raison d’aimer ma crinière encore plus que si je n’en avais pas. J’aime énormément les boucles, c’est inexplicable.

Vous pouvez donc comprendre pourquoi j’ai un peu paniqué au vu de ma chevelure abîmée ici et là sentant encore le brûlé. Je me suis un peu attristée et même alarmée par la suite mais ça n’en valais pas la peine d’entasser de mauvaises émotions pendant plus longtemps que nécessaire.

C’est donc comme ça qu’il y a environ une année, j’ai décidé d’apprendre de ma mésaventure et de partager avec vous mon expérience et quelques conseils concernant le heat damage (ICI).

 

Cependant, alors qu’à l’époque je vous ai parlé de comment prendre et faire face à la chose ; cette fois-ci, je vous reviens avec ce que j’ai fais concrètement durant cette année.

 

Très honnêtement, mes cheveux étaient les derniers de mes soucis et c’était l’une des meilleures choses que j’aurais pu faire. Au départ, puisque j’étais en vacance à Bamako avec pas mal de temps et de coiffeuse, j’ai enchaîné des coiffures protectrices sous forme de tresses ou de vanilles couchées parmi lesquelles j’ai partagé quelques images avec vous. Celles-ci m’ont permises de ne rien avoir à faire de mes cheveux pendant tout le temps que je portais mes coiffures. Je les gardais pendant environ 2 semaines à la fois. Du coup après chaque 2 semaines, je les lavais correctement et faisais un petit soin (hydratant mais surtout protéiné à cause des dégâts) avant de les ré-tresser environ 2 jours plus-tard. J’utilise le mot correctement car oui, parfois je faisais un petit co-wash durant les 2 semaines si nécessaire. Cette « routine » m’a servie pendant disons les 3 premiers mois avant que je ne m’occupe presque plus de ma touffe.

C’est maintenant la fin des vacances. Je suis allée me faire installer des vanilles fines (mini-twists) au lieu de ce qu’on appelle des laïfs (single braids), je ne sais pas trop comment les appelés en français (comme des vanilles mais tressées au lieu de twister). J’ai délibérément fais ce choix car bien que les tresses durent plus longtemps et sont peut-être plus facile à gérer, elles peuvent souvent promouvoir la casse au moment de les défaire. Cependant, c’était aussi important que ce soit des petites vanilles pour éviter de facilement les défaire lors d’un soin ou shampoing. J’ai donc pu les garder assez longtemps et pouvais les traiter comme si j’avais les cheveux non coiffer sans me soucier qu’elles se défassent après un soin ou lavage. De plus, puisque se boucler est ce que les cheveux crépus savent faire le mieux (la plus part du temps), les vanilles sont donc plus logique pour eux à suivre étant donné qu’elles tournoient et donc promeuvent/aident la formation or resserrement des boucles par la même occasion.

 

Plus le temps passait, moins je prêtais attention à mes cheveux.

Je faisais vraiment très peu avec, ce qui les a permis de se reposer et de récupérer à leur rythme sans stress additionnel.

Oublier/négliger mes cheveux étaient ce qu’il y avait de mieux pour moi. Je n’avais même presque plus de produit et faisais des soins que quand je m’en sentais capable et presque tout venait toujours de la cuisine.

 

Heureusement aussi qu’avoir les cheveux couverts la plus part du temps m’enlevait le stress du « oh no, il me faut faire les cheveux d’abord avant de sortir » ou « mes tresses sont vieilles » etc. Vous serrez d’accord avec moi que changer de coiffures fréquemment fait appel à plus de manipulations et donc  haussait les risques d’abimement, chose que je ne pouvais me permettre.

 

Ne vous mettez donc pas la pression dessus avec les soins. Faites le que quand vous en êtes capable.

 

L’autre chose très importante était d’arrêter la course à la longueur, c’est la santé qui compte. Au début, je voyais les parties abimées en terme d’année de pousse (maintenant perdue) mais par la suite j’ai appris à voir la chose différemment et avec plus de positivité. Oui je perdrai des cheveux mais rappelez-vous qu’avec la santé vient la longueur mais rarement vice versa. Donc, patience!

 

Me concentrer sur mon amélioration aussi peu soit elle me donnait de la force et la patience de continuer en toute sérénité sans frustration. Je mesurais donc mes progrès en terme d’autres petits détails que la longueur. Par exemple, j’ai regagné espoir quand après plusieurs mois mes cheveux ne sentaient plus le brulés ni à l’air libre ni quand je les mouillais. J’accordais plus d’importance aux boucles qui se resserraient petit à petit que d’être énervé contre les dégâts.

 

5 mois maintenant (je crois) depuis mon brushing et je n’avais toujours rien couper pour l’instant. D’un côté j’attendais de voir si ça ira tout seul mais de l’autre je ne savais juste pas où ni comment couper car j’avais plus de tronc abimés que de pointes donc presqu’impossible de couper sans avoir les cheveux complètement décalés et dégradés. Certaines portions étaient abimées depuis la racine, d’autres au milieu de la tige et ainsi de suite. Du coup, c’était un peu chaotique et difficile à couper partiellement.

 

Mais avec le temps, j’en coupais à chaque fois que c’était possible (surtout les pointes). Par exemple, à chaque fois que je me faisais une sorte de soin et des vanilles, je coupais les quelques bouts raides (mais juste ce dont j’avais le courage ou l’envi de couper même si cela signifiait 1mm) jusqu’à ne presque plus rien avoir.

 

Les chutes de cheveux m’ont aussi beaucoup aidées. Oui je sais, vous pensez certainement que je deviens folle à ce stade lol mais non!

 

Plus de chute que normal est en effet normale! J’aimais ça d’ailleurs car puisque je n’avais pas tous les cheveux abimés et que c’était assez délicat de couper, plus de chute me permettaient de naturellement me débarrasser des cheveux non voulus. Cela se passait très souvent sous la douche. Ne vous inquiétez donc pas en voyant les siens tomber.

 

Mon autre plus grande aide était l’eau.

 

L’eau est notre meilleure amie les filles.  D’ailleurs, si on analyse la chose de plus prêt, c’est l’eau qui hydrate et les autres produits (peu importe lesquels) se chargent de sceller et de préserver cette hydratation pendant une plus longue durée. Vous êtes vous demandé pourquoi la plupart des « bons » produits hydratants sont faites à base d’eau ? Pensez-y car il y en certaines d’entre nous qui fuient l’eau comme la peste pour diverses raisons.

 

Je ne faisais pas beaucoup de soin certes, mais ce n’est certainement pas l’eau qui manquait à ma petite presque non-existante «routine ». J’en mettais presque tout le temps surtout que je n’avais plus à me soucier de la dureté de mes coiffures (même s’ils avaient l’air très vieilles) puisque je sortais la tête couverte de toute façon.

 

Attention !! Pour celles qui sont mariées, ceci pourrait vous nuire (lol) si votre mari commence à en avoir marre de vous voir d’une « certaine » manière à cause de vos coiffures. Astuce, essayer peut être de soigner votre apparence capillaire avec des coiffures à manipulation vraiment très minime.

 

Et voilà, cela m’amène donc à la fin de mon petit voyage capillaire. Finalement, je suis vraiment ravie d’avoir vécu cette expérience. J’ai appris pas mal de chose sur les cheveux en général. J’ai arrêté de prendre les miens pour acquis grâce à cette expérience car je n’avais même pas réalisé que je le faisais avant. Aussi, je mets maintenant beaucoup plus l’accent sur la santé de mes cheveux qu’autre chose et j’ai certainement découvert plus que je n’ai de temps ou de pages pour citer.

 

En espérant vous  avoir été d’une quelconque aide, je vous souhaite bon courage et bonne expérience 😉

 

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Finalement, non! je n’allais pas partir sans vous mettre à jour par rapport à l’état actuel de mes cheveux, qui vont beaucoup mieux Al Hamdoulilah. J’ai encore un peu de chemin à faire mais ça va, d’autant plus que je n’ai plus de destination car je me suis rappelée que ceci est pour moi plus un voyage à vie qu’une quelconque longueur que j’essaye d’atteindre. Je veux profitez de chaque étape car à chaque pousse il n’y a de marche arrière que si je coupe. Que ça prenne donc le temps que ça prendra, je ne suis pas pressée!

 

Par Assy Dème.

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